Burkina Faso : Traoré enclenche l’autonomie économique des femmes

Au Burkina Faso, la Journée internationale des droits des femmes de cette année a été célébrée par des actions concrètes. Le Chef de l’Etat, Ibrahim Traore a présenté une feuille de route visant à renforcer l’autonomie économique des femmes burkinabè, en mettant l’accent sur l’agriculture et l’organisation en coopératives. Cette approche marque une volonté claire de transformer le 8 mars en une journée de mesures structurantes et durables, qui dépassent la simple célébration protocolaire.

Au Burkina Faso, la Journée internationale des droits des femmes de cette année a été célébrée par des actions concrètes. Le Chef de l’Etat, Ibrahim Traore a présenté une feuille de route visant à renforcer l’autonomie économique des femmes burkinabè, en mettant l’accent sur l’agriculture et l’organisation en coopératives. Cette approche marque une volonté claire de transformer le 8 mars en une journée de mesures structurantes et durables, qui dépassent la simple célébration protocolaire.

  • Pour M. Traoré, l’autonomie économique des femmes est un levier essentiel du développement local et national. Le président a rappelé que les femmes représentent une part importante de la population active agricole et que leur autonomisation contribue directement à la sécurité alimentaire et à la croissance économique du pays.

Dans ce cadre, l’État s’est engagé à soutenir les initiatives locales et à fournir les moyens nécessaires pour que les femmes puissent exploiter pleinement leur potentiel entrepreneurial et agricole.

Soutien à l’autonomie économique des femmes

Dans plusieurs régions du pays, des périmètres maraîchers ont été aménagés ou soutenus par le gouvernement. À Gaoua, un site de 1,5 hectare a été équipé de systèmes d’irrigation, de bassins et de forages, afin de faciliter l’activité agricole des femmes et de sécuriser la production des cultures maraîchères. Ces infrastructures permettent non seulement d’augmenter les rendements, mais aussi de réduire la dépendance aux conditions climatiques et aux moyens limités dont disposaient auparavant les femmes rurales. Selon les autorités, ces aménagements sont conçus pour soutenir les coopératives sur le long terme, en renforçant l’organisation, la gestion et la commercialisation des produits.

Le gouvernement entend également généraliser ce type de soutien à d’autres régions afin d’élargir l’accès à des ressources et équipements agricoles adaptés. Les périmètres maraîchers structurés sont accompagnés de formations techniques et de conseils en gestion pour que les femmes puissent maximiser leurs revenus.

M. Traoré a insisté sur le fait que ces mesures constituent un investissement dans l’économie locale et qu’elles sont destinées à créer des dynamiques durables de développement, au-delà de la simple visibilité du 8 mars.

Coopératives et accompagnement institutionnel

Le 6 mars, le président a reçu au Palais de Koulouba une délégation de la Coopérative féminine Relwende Teel Taba, issue du village de Zongo. Les membres ont exprimé leur gratitude pour l’accompagnement reçu, rappelant l’importance de la continuité des projets dans la consolidation de leurs activités économiques. Cette rencontre illustre la volonté de l’État de suivre de près l’évolution des initiatives locales et de garantir un soutien adapté aux besoins des femmes.

La feuille de route présentée par Ibrahim Traoré comprend également des mesures pour faciliter l’accès au financement, renforcer les réseaux de commercialisation et encourager la création de nouvelles coopératives. L’objectif est de structurer l’économie féminine rurale de manière durable et de donner aux femmes un rôle central dans le développement de leurs communautés. En redéfinissant la Journée internationale des droits des femmes, le gouvernement burkinabè met en avant des actions concrètes et durables, démontrant que l’autonomie économique des femmes n’est pas un simple symbole, mais un moteur réel de transformation sociale et économique.

Avec ces initiatives, le 8 mars 2026 au Burkina Faso devient une journée de mobilisation et d’investissement en faveur des femmes, offrant un modèle d’action structuré que le gouvernement entend prolonger tout au long de l’année.

Le chef de l’Etat  affirme ainsi que le soutien aux femmes est une priorité nationale, et que leur autonomie économique doit être considérée comme un pilier du développement et de la prospérité collective.