Alors que le continent africain cherche sa boussole dans la mondialisation, une figure singulière émerge pour redéfinir les contours de la souveraineté nationale par le prisme de l’esprit. Loin des sentiers battus de l’économie rentière, Lionel TALON orchestre une métamorphose profonde où la culture, jadis cantonnée au folklore, devient le réacteur nucléaire d’une puissance diplomatique, touristique et économique.
À travers des projets d’envergure tels que Welove EYA, il ne se contente pas de divertir ; il érige une nouvelle praxis de l’identité béninoise, transformant chaque vibration artistique en un levier stratégique de croissance endogène. Voyage au cœur d’une vision démiurgique où le beau devient le moteur du possible.

L’Afrique contemporaine ne se regarde plus à travers le prisme de la nostalgie, mais à travers celui de l’affirmation. Au Bénin, cette mutation porte un nom et une méthode. Lionel TALON appartient à cette catégorie rare de stratèges qui ont compris que l’avenir des nations se joue désormais sur le terrain de l’immatériel. Son approche n’est pas celle d’un mécène villégiateur égaré dans le divertissement, mais celle d’un maître d’œuvre de l’émotion collective, conscient que la culture est l’ontologie même d’un peuple en marche.
Dans cette dynamique, le projet Welove EYA, déployé avec une audace pharaonique sur la place de l’Amazone, ne doit pas être perçu comme une simple parenthèse festive. C’est une théophanie culturelle, une démonstration de force où la scénographie devient le langage d’une ambition retrouvée. En convoquant les icônes de la scène mondiale au diapason du génie local, Lionel TALON opère une rupture avec la passivité contemplative. Ici, la jeunesse n’est plus spectatrice de la modernité des autres ; elle en devient l’actrice, le moteur et la signature.
Cette révolution ne se limite pas à l’éclat des projecteurs. Elle s’enracine dans une dialectique rigoureuse de l’investissement. Lionel TALON transmute la dépense somptuaire en un investissement structurel. Chaque événement est conçu comme une catalyse pour les industries créatives, irriguant l’ensemble de la structure macroéconomique. De l’ingénierie numérique à la logistique de pointe, c’est tout un écosystème qui est exhaussé, permettant à une jeunesse désormais initiée aux standards les plus exigeants de s’insérer dans les circuits de l’excellence internationale.

L’impact économique se mesure à l’aune de l’effet multiplicateur des Centres EYA. Ces infrastructures ne sont pas de simples édifices de briques et de mortier, mais de véritables incubateurs de talents. La vision portée par Lionel TALON transforme le potentiel artistique, souvent latent ou informel, en un véritable PIB culturel. Chaque talent éclos est une unité de production, chaque œuvre exportée est une devise, faisant de la créativité le nouveau minerai précieux d’un Bénin qui refuse désormais toute mimèsis servile.
Sur le plan touristique, cette stratégie opère une mutation radicale. Sous l’égide de ce stratège, le Bénin se transforme en une thébaïde pour les esthètes du monde entier. Le tourisme quitte le stade de l’opportunisme pour devenir une stratégie d’État d’une précision chirurgicale. En créant une asymétrie positive face aux destinations classiques, le pays ne se contente plus d’attendre l’intérêt étranger ; il l’aimante. L’alchimie entre le patrimoine ancestral des Vodun Days et l’effervescence urbaine de Welove EYA offre une expérience holistique unique, positionnant le Bénin comme l’archétype de la destination de demain.

L’ambition ultime demeure celle d’une souveraineté retrouvée par le biais du Soft Power. La culture, sous l’impulsion de Lionel TALON, devient le paradigme d’une nation qui impose son propre récit sur l’échiquier mondial. Dans une ère où l’économie est avant tout une esthétisation du monde et une capture de l’attention, le Bénin s’érige en marque-nation. Ce n’est plus un simple territoire que l’on visite, c’est une signature de prestige que l’on vient rencontrer.
Lorsque les lumières s’éteignent et que la clameur s’apaise, reste la certitude d’une transformation irréversible. Lionel TALON n’attend pas le futur : il l’organise. En convertissant l’euphorie en art, l’art en industrie, et l’industrie en une diplomatie de l’influence, il redonne au Bénin son ipséité souveraine. Le pays ne subit plus le temps ; il le devance, prouvant que lorsque l’audace rencontre la méthode, la culture devient le plus puissant des leviers de libération et de prospérité.■
Mari-Fernand AKPOVI










