Le groupe État islamique a revendiqué l’attaque attribuée par Niamey à des « mercenaires téléguidés ». Le gouvernement tchadien a vivement condamné l’attaque terroriste perpétrée contre la base aérienne 101 de Niamey, capitale de la République du Niger, dans la nuit du 28 au 29 janvier.
Selon le communiqué signé du porte-parole du gouvernement, Gassim Chérif, les autorités tchadiennes ont appris avec une profonde consternation cette attaque qualifiée de « lâche et barbare », qui visait une installation militaire stratégique. L’assaut a causé des blessés au sein des Forces de défense et de sécurité nigériennes, ainsi que d’importants dégâts matériels.
Face à cette tragédie, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, président de la République, ainsi que le gouvernement et le peuple tchadiens, ont exprimé leur solidarité au général d’armée Abdourahamane Tiani, président de la République du Niger, ainsi qu’au peuple nigérien durement éprouvé.
Le gouvernement tchadien a également adressé ses vœux de prompt rétablissement aux militaires blessés lors de cette attaque, tout en saluant le courage et le professionnalisme des forces de sécurité nigériennes confrontées à la menace terroriste.
Dans ce communiqué, le Tchad a réaffirmé sa détermination à poursuivre la lutte contre le terrorisme, qui continue de menacer la paix, la sécurité et la stabilité dans la région du Sahel. Les autorités tchadiennes soulignent l’importance d’une coopération renforcée entre les États de la région pour faire face à ce fléau transnational.
Dans la nuit du 28 au 29 janvier 2026, vers 0h20, la base aérienne 101 de Niamey, proche de l’aéroport international Diori Hamani, a été attaquée par des assaillants circulant à motos, selon le ministère nigérien de la Défense. Les forces de défense et de sécurité sont intervenues, repoussant l’attaque après environ trente minutes d’échanges de tirs.
Le bilan officiel fait état de quatre militaires blessés et de dégâts matériels, notamment l’incendie d’un stock de munitions. Lors de leur repli, les assaillants ont tiré sur trois avions civils stationnés sur le tarmac, touchant deux appareils d’Asky et un Airbus A319 d’Air Côte d’Ivoire, sans faire de victimes.
Les autorités annoncent vingt assaillants neutralisés et onze autres interpellés, ainsi que la récupération de matériel de guerre et de motocyclettes. Le président Abdourahamane Tiani s’est rendu sur place au lendemain de l’attaque, alors que la situation revenait progressivement au calme. Le groupe État islamique a revendiqué l’attaque le vendredi.










