La 16e réunion extraordinaire du Comité consultatif général du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES) s’est achevée mercredi à Lomé. Les travaux consacrés à l’évaluation de dossiers académiques majeurs ont duré 2 jours. Ils ont permis d’examiner les résultats du 22e concours d’agrégation et formulé des recommandations pour renforcer l’enseignement supérieur et la recherche.
Cette rencontre stratégique a rassemblé les présidents d’universités, directeurs d’institutions d’enseignement supérieur et responsables de centres de recherche issus des pays membres du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES). Organe d’appui, de conseil et de supervision des activités scientifiques et académiques de l’institution, le Comité consultatif général a examiné plusieurs sujets structurants pour l’avenir de l’enseignement supérieur et de la recherche dans l’espace CAMES.
Durant les travaux, les participants ont procédé à un bilan approfondi du 22e concours d’agrégation dans les disciplines des sciences politiques, économiques et de gestion. L’analyse des résultats a constitué un moment important des échanges, notamment en raison du taux de réussite enregistré.

Selon Prof Ali Doumma, le concours a enregistré un taux d’admission de 40 %, ce qui en fait le deuxième taux de réussite le plus élevé depuis la création de ce concours en 1983. Le directeur des programmes du CAMES a expliqué que ces résultats ont été présentés aux membres du Comité consultatif général afin de leur permettre de mieux comprendre les facteurs ayant influencé la performance des candidats et d’en tirer les enseignements nécessaires pour les prochaines sessions.
« Nous avons fait le bilan sans complaisance du 22e concours d’agrégation en sciences politiques, économiques et de gestion. Avec un taux de réussite de 40 %, il s’agit du deuxième taux le plus élevé depuis l’instauration de ce concours en 1983 », a indiqué Prof Doumma.
Bilan du concours d’agrégation et examen des recours
Les membres du Comité consultatif général ont également étudié les différents motifs d’ajournement des candidats afin que les universités puissent mieux accompagner la préparation des postulants lors des prochaines sessions du concours. Cette démarche vise à renforcer la qualité des candidatures et à améliorer les performances globales des enseignants-chercheurs de l’espace CAMES.
Au cours de la session, les membres du comité ont aussi examiné plusieurs recours introduits par des candidats contestataires des résultats du concours d’agrégation. Au total, sept recours ont été enregistrés.
Conformément aux procédures en vigueur au sein du CAMES, ces dossiers ont été minutieusement analysés par le Comité consultatif général. À l’issue des discussions, l’instance a recommandé de soumettre à nouveau ces dossiers aux Comités techniques spécialisés pour une réévaluation approfondie.
Le directeur des programmes du CAMES a précisé que les conclusions de ces examens devraient être rendues publiques au mois de juillet prochain, une fois les analyses complémentaires finalisées. Le DP a rappelé que ce mécanisme de recours constitue un élément essentiel du système d’assurance qualité du CAMES.
« Nous avons reçu sept recours qui ont été examinés par le Comité consultatif général. Les membres ont recommandé de les soumettre à nouveau aux Comités techniques consultatifs pour un nouvel examen et les résultats seront connus au mois de juillet », a expliqué le responsable.
Pour la reconnaissance des diplômes de l’enseignement supérieur
Au-delà du concours d’agrégation, les travaux ont également porté sur le programme de reconnaissance et d’équivalence des diplômes dans l’espace CAMES. Les membres du comité ont fait le point sur l’état d’avancement de ce dispositif qui vise à harmoniser les offres de formation et à faciliter la mobilité académique entre les universités membres.
Des recommandations ont été formulées afin d’améliorer l’efficacité de ce mécanisme et de renforcer la cohérence des systèmes d’enseignement supérieur dans la région.
Les participants ont par ailleurs été informés de plusieurs initiatives stratégiques portées par l’institution, notamment la mise en place de l’Académie virtuelle du CAMES. Cette plateforme devrait permettre de renforcer les services offerts aux États et aux universités membres à travers des outils numériques dédiés à la formation, à la recherche et à la coopération académique.
Les membres du Comité consultatif général ont aussi pris connaissance de la stratégie de redynamisation de la recherche dans l’espace CAMES, un domaine que l’institution souhaite renforcer afin de mieux répondre aux défis scientifiques et académiques du continent.
« Ce que nous avons accompli ici à Lomé dépasse le cadre d’une simple délibération. Cette réunion extraordinaire a permis d’examiner avec rigueur le bilan du concours d’agrégation et de dégager des orientations importantes pour l’enseignement supérieur dans l’espace CAMES », a déclaré, Prof Kossivi Hounake, président de l’université de Lomé.
À l’issue des travaux, les participants ont exprimé leur satisfaction quant aux avancées réalisées. Les recommandations adoptées devraient permettre d’améliorer les mécanismes d’évaluation académique, de renforcer la préparation des candidats aux concours d’agrégation et de donner un nouvel élan à la recherche scientifique dans les universités de l’espace CAMES.










