Ethnie Vezo – élection d’un nouveau président national

Un nouveau mandat de trois ans attend le prochain président de l’association des Vezo. L’association Vahatse Ty Vezo Aharo (VAVEA), qui regroupe des membres de l’ethnie Vezo à travers le pays, organise l’élection ce samedi 14 février à Toliara.

Trois candidats sont en lice : Lahiniriko Sébastien Tsabohako, René Walson John et Julien Mandrano. Ce dernier brigue un nouveau mandat. Son bilan est toutefois marqué par plusieurs controverses, notamment une implication évoquée dans une affaire de détournement de fonds lorsqu’il dirigeait le Centre national de lutte antiacridienne. Le revers du festival Vez’tival 2025 pèse également sur son image.

Le deuxième candidat, René Walson John, opérateur économique et ancien directeur du Centre national de lutte antiacridienne en 2012, a mené une campagne offensive, lancée lundi. Il annonce plusieurs initiatives pour relancer l’association des Vezo et mieux faire connaître la valeur culturelle et économique de l’ethnie.

Il promet notamment la création d’une radio « Vezo » et un programme de plantation à grande échelle d’essences locales telles que le « nato », le « boy » ou encore le « farafatse », un bois utilisé pour la fabrication des pirogues. Son projet met aussi l’accent sur des actions de valorisation de la culture vezo, qu’il juge peu connue de la jeune génération.

Comme le troisième candidat, Lahiniriko Sébastien Tsabohako, il reste peu connu du grand public, mais entend profiter de cette élection pour gagner en visibilité. Lahiniriko Sébastien Tsabohako est fonctionnaire au sein de l’enseignement technique et de la formation professionnelle. Il dirige un centre professionnel à Milenaka, dans le district de Toliara II.

En tout cas, ce sont ceux qui appartiennent à l’ethnie « Vezo » et reconnus comme tels qui éliront le président de « VAVEA ». Ce n’est pas le grand public. Les « Vezo » sont des pêcheurs reconnus et ils constituent en majeure partie la population du littoral de la région Atsimo Andrefana, aux côtés des

« Masikoro », qui habitent plus à l’intérieur des terres. « La population de la région, où plusieurs ethnies y vivent actuellement, attend cette revalorisation de l’identité de l’ethnie « Vezo », sa culture et ce qu’elle peut apporter pour le développement », avance Benarson, citoyen et habitant de Toliara.