Le Royaume redéfinit ses priorités en matière d’organisation d’événements sportifs sur le plan continental. Invité dans le cadre du podcast « Magharib » sur la plateforme Al Jazeera 360, le président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), Fouzi Lekjaa, a annoncé que le Maroc ne se portera plus candidat, à l’avenir, pour accueillir les tournois africains mineurs, souhaitant pleine réussite aux autres nations de la Confédération africaine de football (CAF) qui manifesteront le souhait de s’en charger.
Le patron du football national a tenu à clarifier le contexte des engagements passés de la FRMF. Il a rappelé que les interventions logistiques du Maroc se limitaient systématiquement aux compétitions qu’aucun autre pays africain ne souhaitait prendre en charge, citant notamment la récente organisation de la Coupe d’Afrique des Nations des moins de 17 ans (CAN U17) sur les installations du Complexe Mohammed VI de football.
Soutien financier à perte motivé par la solidarité africaine
Fouzi Lekjaa a souligné que le rendement financier de ces tournois de jeunes ou de catégories spécifiques demeure extrêmement faible, voire dérisoire. L’acceptation de ces charges logistiques par la fédération marocaine reposait exclusivement sur un engagement moral fort visant à soutenir le développement du sport et à accompagner la jeunesse à l’échelle de la région.
Le président de la FRMF a expliqué avoir régulièrement signifié à la CAF que les infrastructures marocaines resteraient ouvertes pour pallier le désengagement des pays hôtes, guidé par la conviction profonde que la formation des jeunes constitue le socle indispensable pour alimenter, à terme, les sélections majeures disputant les phases finales de la CAN et des éliminatoires de la Coupe du monde.
Manque d’infrastructures sur le continent
Abordant le cas spécifique du football féminin, le responsable marocain a justifié l’enchaînement de trois organisations successives de la CAN féminine par un constat structurel strict. Selon ses déclarations, ce monopole temporaire découlait uniquement de l’absence de candidatures alternatives de la part des autres fédérations du continent, désireuses d’éviter les coûts financiers importants de ces événements ou limitées par la faiblesse récurrente des infrastructures et des parcs de stades dans de nombreux pays.
Pour conclure, Fouzi Lekjaa a réaffirmé que l’aide apportée par la FRMF à la CAF s’inscrivait dans une démarche d’accompagnement technique et managérial pour élever le niveau global du football continental, sans que le Royaume n’attende le moindre retour sur investissement ou intérêt commercial de ces contributions.










